Une chronique d'une vie tout à fait passionnante
10 Juillet 2013
Dès mon retour à Lyon, c'était les amis direct.
Je me suis réconciliée avec Camille (j'en ai vaguement parlé dans "la main verte" mais je suppose que personne s'en souvient) par téléphone. Vous me direz que ce n'est point une attitude courageuse ; je vous emmerde car cette meuf a un agenda de ministre même en vacances ! J'ai essayé de m'arranger pour la voir en face (pour faire un peu comme dans les films américains) mais la vie réelle est plus compliquée vous savez.
Voici ce qui ce cache derrière le "Je savais que je pouvais vous trouver ici, Brenda" d'une comédie romantique américaine : un mec qui poirote discrètement depuis deux heures pour ne pas rater Brenda parce qu'il a hacké son mail pour trouver son emploi du temps. Je ne vous compte pas le temps de trajet sachant qu'en général, ça se passe à NY donc comptez une bonne heure.
Moi, ça me fait chier alors, je choisis l'option téléphone.
Camille : Oui ? Allô !
Moi: Coucou Camille, c'est Lucie ! Je t’appelle parce que, voilà, on s'est fâchée sur un truc stupide (je précise qu'on s'est fâchée pour the first time pendant 3 mois alors qu'on se parle depuis 4 ans) et que je trouvais ça dommage de gâcher une si belle amitié =)
Camille : Ah mais oui, je suis tout à fait d'accord...
Moi : Cool.
Camille : D'ailleurs, je ne suis plus en colère. Je le sais parce que je pensais plus à toi...
Moi : Hein ?! o_O
Camille : Je veux dire que j'avais complètement oublié notre embrouille...
Moi : Quoi ?!
Toi, tu y pensais souvent pour apaiser ta colère et ton orgueil pour que le jour de la réconciliation approche rapidement et tu apprends que depuis longtemps, cette "amie" n'avait plus aucun remords car elle avait "oublié". Pas une fois elle a pensé à prendre de mes nouvelles.
Sur le graphique des sentiments de Leslie, nous pouvons observer en cet octobre 2012 un pic d'indignation.
Moi : Tu as "oublié" ? J'y crois pas...
Camille, me coupant la parole : Nan mais tu sais, j'ai pris conscience que j'avais tord pour ce qu'il s'est passé...
Moi, redevenue attentive : (C'est sûr).
Camille : ... mais ce qu'il m'a le plus énervé, c'est que tu ne t'es même pas excusée.
Ah, le pic d’indignation augmente. Pourquoi ? Je me suis excusée une fois par sms et une fois en face-à-face. Grrrrrrrr !
À ce moment, votre orgueil vous dit de jeter cette fille aux oubliettes. Mais ma gentillesse me suppliait de pardonner car, après tout, c'était vraiment une amie très proche.
Oui, ben "c'était" ! Il est hors de question que je m'excuse une troisième fois.
Moi, retenant ma colère : Ah, oui... D'accord. T'es dispo quand pour boire un café ? ^^
Parfois, l'hypocrisie a pour moteur la gentillesse.
Et vous, jusqu'où êtes-vous allée contre votre amour-propre pour vos amis ?